COLLECTION AYA

Gardienne de l’harmonie

Inspiration : Masque Baoulé – Ndoma (Côte d’ivoire)
 
Les masques-portraits dénommés « Ndoma » sont les derniers à apparaître lors des cultes de divertissement, à la tombée du jour. Ils sont commandés à un sculpteur pour rendre hommage à un membre du village, reconnu pour ses qualités.
 
Matériaux / Technique : moulage béton ou plâtre céramique, peinture acrylique, résine époxy.

Symbolique : Aya est une jeune femme au cœur pur, reconnue pour son intégrité.

Dans le village, elle est celle vers qui l’on se tourne lorsque naissent les désaccords.

Par sa présence apaisante et la justesse de ses paroles, elle rétablit l’écoute et réconcilie les esprits. Elle ne juge pas, elle relie. Les anciens disent qu’elle sait entendre ce qui n’est pas formulé et révéler, sans jamais blesser, le chemin de l’entente. Lorsque viennent les grandes cérémonies, Aya apparait à travers un masque-portrait créé en son honneur.
Porté à la fin des danses sacrées, ce masque marque l’instant où souffle l’harmonie.
Sur son front et ses tempes se dessinent des scarifications, signes de sagesse, de force et de résistance. La longue arête nasale, majestueuse, domine un visage calme, évoquant une profonde sérénité.
 
Ses lèvres closes symbolisent la maîtrise de la parole, toutes les vérités ne se disent pas : certaines se transmettent par le silence, le regard ou le souffle.
La finesse et la précision des tresses sculptées au-dessus du front et sur les tempes rappellent sa délicatesse.
 
Le masque d’Aya n’évoque pas seulement une femme, il incarne un modèle, une mémoire vivante d’un temps où l’équilibre et le respect structuraient les relations humaines.
Ainsi, à travers le masque d’Aya, figure de la jeune femme idéale, le peuple baoulé honore non seulement sa mémoire, mais aussi la quête d’un monde juste, apaisé et équilibré.